Opua, NZ – Port Denarau, Fiji :
Routine, pétrole et pétole
À partir de là, une routine s’installe et on sent nos corps s’habituer et le mal de mer commence à passer. Mag’ monte dans le cockpit de plus en plus souvent et finit par enfin faire un quart entier au soir du troisième jour 🙂 Par contre on ressent encore des nausées monter à chaque fois qu’on descend dans la cale. Mais ça va quand même en s’améliorant 😅
Le troisième jour on galère à faire des Miles car on se retrouve au centre d’un anticyclone. Heureusement, dès la nuit tombée, le vent se lève enfin avec une dizaine de nœuds de moyenne et les Miles filent !
C’est par contre à ce moment-là que nous découvrons un problème qui va peser de plus en plus sur notre conscience pendant le reste du trajet : le joint où passe le gouvernail à travers la coque commence à fuir. En effet, à chaque fois que nous tournons la barre, de l’eau mer rentre dans la bâteau et nous devons régulièrement vider le fond de câle….
Le bon vent ne dure finalement qu’une journée, après quoi, nous nous retrouvons à nouveau dans un énorme trou sans vent. À un tel point que la surface de l’océan devient aussi lisse que de l’huile. C’est magnifique, surtout au coucher du soleil mais c’est un enfer pour avancer. Nous prenons alors la décision d’allumer le moteur et de parcourir le plus de Miles possible vers l’autre côté de ce trou.
Après vérification, il s’avère que cette zone n’est pas un simple anticyclone mais la South Pacific Convergence Zone qui forme une longue bande sans vent en gros de Nouvelle Calédonie à Fiji…
Le retour du vent
Au final, nous naviguons près de 53h avec le moteur jusqu’à enfin atteindre les premiers souffles des alizés venant de l’est. D’ailleurs, c’est absolument incroyable la vitesse à laquelle on ressent la différence. En une heure à peine nous passons à un vent presque inexistant à plus de 15 nœuds constants et une mer qui grossit un peu.
Qu’est-ce que ça fait du bien de pouvoir ressortir les voiles et éteindre ce moteur. Les vibrations et le bruit constants donnaient le mal de tête et rendait le sommeil plus difficile. Dès qu’il s’éteint, on a tous l’impression de se relaxer d’un coup.
Mais notre relaxation n’est que partielle car la fuite d’eau du gouvernail n’a pas cessé d’augmenter depuis sa découverte. Au début nous pompions toutes 2h et maintenant nous devons le faire toutes les 30minutes. On ne peut pas arriver assez vite pour régler ça…
Routine, oil and lull
From then on, a routine sets in and we feel our bodies getting used to it and the seasickness begins to pass. Mag’ climbs into the cockpit more and more often and ends up doing a full watch on the evening of the third day 🙂 On the other hand, we still feel nausea rising every time we go down into the cabin. But it’s still getting better 😅
On the third day we struggle to do Miles because we find ourselves in the center of an anticyclone. Fortunately, as night falls, the wind finally picks up with an average of ten knots and the miles fly by!
It is however at this point that we discover a problem that will weigh more and more on our mind during the rest of the journey: the joint where the rudder passes through the hull begins to leak. In fact, every time we turn the helm, sea water enters the boat and we have to regularly empty the bilge….
The good wind finally lasts only one day, after which, we find ourselves again in a huge hole without wind. So much so that the surface of the ocean becomes as smooth as oil. It’s beautiful, especially at sunset, but it’s hell to try to move on. We thus take the decision to turn on the engine and travel as many miles as possible towards the other side of this hole.
After checking, it turns out that this zone is not a simple high pressure but the South Pacific Convergence Zone which forms a long band without wind basically from New Caledonia to Fiji…
The return of the wind
In the end, we sail for almost 53 hours with the engine on until we finally reach the first gusts of the trade winds coming from the east. By the way, it’s absolutely amazing how quickly we feel the difference. In barely an hour we go from an almost non-existent wind to more than 15 constant knots and a growing sea.
It feels so good to be able to take out the sails and shut down that engine. The constant vibrations and noise gave headaches and made it harder to sleep. As soon as it’s shut down, we all feel like we are suddenly relaxing.
But our relaxation is only partial because the water leak from the rudder has been constantly increasing since its discovery. At first we pumped every 2 hours and now we have to do it every 30 minutes. We can’t reach land fast enough to fix this…











